L’échelle de Monk propose dix repères de teinte de peau, pour mieux représenter la diversité des carnations. Une étude américaine publiée en 2024 l’a comparée à deux autres outils, auprès de 2 214 personnes. Voici ce qu’elle montre, d’après le résumé de l’article, et pourquoi ce résultat ne dit pas comment choisir la couleur d’une aréole tatouée.
L’essentiel
- Quoi ? Une enquête menée aux États-Unis auprès de 2 214 personnes, qui a comparé trois outils servant à décrire les teintes de peau : l’échelle de Fitzpatrick, la palette de teintes Fenty Beauty et l’échelle de Monk.
- Quel résultat ? L’échelle de Fitzpatrick était perçue comme moins inclusive que les deux autres. Entre l’échelle de Monk et la palette Fenty Beauty, aucune différence statistiquement significative de représentation perçue n’a été observée.
- Pourquoi cette étude ? Ces échelles servent notamment à vérifier que les systèmes d’intelligence artificielle fonctionnent aussi bien pour toutes les couleurs de peau.
- Et pour l’aréole ? L’étude porte sur la façon dont les personnes se sentent représentées, pas sur le rendu d’un tatouage. Elle ne fournit pas de méthode pour choisir un pigment.
Fitzpatrick, Monk, Fenty : trois façons de décrire une peau
L’échelle de Fitzpatrick, créée par un dermatologue dans les années 1970, classe les peaux en six phototypes selon leur réaction au soleil : coup de soleil, bronzage. Elle n’a pas été conçue pour décrire la couleur de la peau, même si elle est souvent utilisée ainsi. Les auteurs rappellent qu’elle est devenue la référence pour évaluer les teintes de peau en apprentissage automatique, une branche de l’intelligence artificielle.
L’échelle de Monk compte dix teintes, des plus claires aux plus foncées. Elle a été conçue par le sociologue Ellis Monk, coauteur de l’étude, pour mieux représenter la diversité des carnations.
La palette Fenty Beauty est une gamme de 40 teintes de fond de teint. Cette gamme est connue pour couvrir une grande variété de carnations.
Comment l’étude a été menée
L’étude a été menée par des chercheurs de Google, avec Ellis Monk. Elle a été publiée en 2024 dans ACM Journal on Responsible Computing, une revue consacrée aux usages responsables de l’informatique.
Les chercheurs ont interrogé 2 214 personnes aux États-Unis. Ils ont comparé la façon dont ces personnes percevaient les trois outils : l’échelle de Fitzpatrick à six catégories, la palette Fenty Beauty à 40 teintes et l’échelle de Monk à dix teintes. La question centrale était celle de l’inclusivité : chaque outil permet-il à chacune et à chacun de se sentir représenté ?
Cet article s’appuie sur le résumé de l’étude : le texte intégral n’a pas pu être consulté. Le détail des questions posées et des analyses n’a donc pas pu être vérifié.
Ce que l’étude a trouvé
L’échelle de Fitzpatrick était perçue comme moins inclusive que la palette Fenty Beauty et que l’échelle de Monk. Cet écart était particulièrement net chez les personnes à la peau plus foncée, chez les personnes noires, autochtones ou de couleur, et chez les femmes.

Les mêmes résultats en chiffres :
| Outil | Nombre de teintes ou de catégories | Perception dans l’enquête |
|---|---|---|
| Échelle de Fitzpatrick | 6 | moins inclusive que les deux autres |
| Palette Fenty Beauty | 40 | plus inclusive que Fitzpatrick |
| Échelle de Monk | 10 | plus inclusive que Fitzpatrick ; pas de différence significative avec Fenty |
Entre l’échelle de Monk et la palette Fenty Beauty, aucune différence statistiquement significative de représentation perçue n’a été observée. Autrement dit, dans cette enquête, dix repères n’étaient pas jugés moins représentatifs qu’une palette de 40 teintes.
Et pour l’aréole ?
Décrire la carnation d’une patiente avec des repères plus nombreux et plus représentatifs peut aider à mieux en parler, avec elle et entre professionnels. C’est l’intérêt pédagogique de l’échelle de Monk.
Mais une catégorie de teinte n’est pas une prescription de couleur. L’étude ne dit rien des pigments, ni de la façon dont une encre se comporte dans la peau, ni de son évolution dans le temps. Choisir la couleur d’une aréole tatouée reste un travail d’observation et d’échange avec la patiente, que cette étude n’évalue pas.
Ce que l’étude ne permet pas de conclure
- Une étude de perception. Elle mesure la façon dont les personnes se sentent représentées, pas la précision des outils pour mesurer une teinte de peau.
- Des participants américains. La façon de percevoir et de nommer les couleurs de peau peut varier d’un pays à l’autre.
- Aucune application au tatouage. L’étude ne porte ni sur les pigments, ni sur le rendu d’un tatouage, ni sur l’aréole.
- Un résumé seulement. Le texte intégral n’ayant pas pu être consulté, les questions posées, les effectifs par groupe et les analyses n’ont pas pu être vérifiés.
Ce que l’étude apporte à la pratique
- Enrichir le vocabulaire. Des repères plus nombreux que les six phototypes de Fitzpatrick peuvent aider à décrire la diversité des carnations.
- Ne pas confondre repère et prescription. Une teinte de référence ne dit pas quel pigment utiliser.
- Partir de la patiente. Ce qu’elle attend de la couleur de son aréole reste le point de départ du choix.
Pour votre situation personnelle, parlez-en avec l’équipe qui vous suit.
Ce qu’il faut retenir
Dans cette enquête auprès de 2 214 personnes aux États-Unis, l’échelle de Fitzpatrick était perçue comme moins inclusive que l’échelle de Monk et que la palette Fenty Beauty, entre lesquelles aucune différence significative n’apparaissait. L’échelle de Monk aide à mieux représenter la diversité des peaux. Elle ne dit pas comment choisir la couleur d’une aréole tatouée : l’étude porte sur la représentation perçue, pas sur le rendu d’un tatouage.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que l’échelle de Monk ?
C’est une échelle de dix teintes de peau, des plus claires aux plus foncées, conçue par le sociologue Ellis Monk pour mieux représenter la diversité des carnations.
L’échelle de Monk est-elle plus inclusive que celle de Fitzpatrick ?
Dans cette enquête américaine, oui : l’échelle de Fitzpatrick était perçue comme moins inclusive que l’échelle de Monk et que la palette Fenty Beauty.
Peut-on choisir la couleur d’une aréole avec l’échelle de Monk ?
Cette étude ne permet pas de le dire. Elle porte sur la façon dont les personnes se sentent représentées, pas sur les pigments ni sur le rendu d’un tatouage.
Source et liens utiles
Heldreth C, Monk E, Schumann C, Eyee X, Ricco S. Which Skin Tone Measures are the Most Inclusive? An Investigation of Skin Tone Measures for Artificial Intelligence. ACM Journal on Responsible Computing. 2024. Présentation de l’étude par Google Research consultée le 8 octobre 2026.
D’après le résumé de l’article ; le texte intégral n’a pas pu être consulté.
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Cet article d’information ne remplace pas un avis médical.


